C'était une journée comme les autres à la base. Au départ. Mais ça faisait déjà bien longtemps que les journées n'étaient plus comme les autres. On a prit la voiture, comme d'habitude. On a roulé en discutant du beau temps, comme d'habitude. Quelques mots entre deux de mes rêveries, comme d'habitude. Quand je te demandais si tu allais bien, oui cela allait, comme d'habitude. Quand je te demandais si tu ne voyais rien qui clochait dans notre couple, oui cela allait, comme d'habitude. Quand je te répondais que oui quelque chose clochait, alors tu ne répondais rien et m'écoutais, comme d'habitude.
Alors cette après-midi là, sous ce soleil là, avec ce pull là, en se baladant au bord de l'eau, en discutant, comme d'habitude, je t'ai dis que je ne voulais plus de toi.
Et là tu as compris que ce ne serait plus jamais comme d'habitude.
tu ne comprenais pas,
tu demandais pourquoi sans cesse,
avec tes yeux pleins de larmes, qui m'énervait
avec ce retour en voiture qui m'énervait
avec moi qui m'énervait. Je m'énervais moi même. Seule, moi même je me détestais de faire ça. Mais y avait rien d'autre a faire. Je pouvais plus avancer, mon bout de chemin a coté de toi s'arrêtera là. Point.
Quand j'ai réalisé que je te disais je t'aime "comme d'habitude" j'ai eu peur, quand on faisait l'amour, "comme d'habitude" j'ai paniqué, quand je te détesté quand tu m'aimais, j'ai eu peur de cette habitude et j'ai fuis.
Pas tout a fait, car j'ai eu du courage, qu'on me croie ou non de fuir.
Mon c½ur devenu comme un rocher, que rien ne faisait plus basculer, et toi digne d'une moule accrochée à ce rocher, qu'aucun vent, qu'aucune marrée ne pouvait décoller... tableau désolant.
Hissez haut le drapeau, je prend le large, seule je pars flotter ailleurs, m'enivrer de ma nouvelle liberté...et pas que !